29 janvier 2006
Let’s talk about…
J’aimerais vous parler du concert de Yeti, que j’ai vu à Rennes, le 18 janvier. J’aimerais vous parler de cet acte stupide, ce même jour, dans un grand magasin de disques : j’ai vu ce vinyle, que je possédais déjà en CD et que je n’allais pas pouvoir écouter avant un bout de temps, mais je n’ai pas pu réfréner l’envie de l’acheter. J’aimerais vous parler de Trying your luck, Whatever Happened… un paquet de chansons comme ça. Parler de l’effet de quelques notes, du plaisir d’aimer de plus en plus une chanson au fil des écoutes, d’y découvrir un tas de petits détails que je n’avais pas remarqué au début… Bon, en ce moment, j’ai un problème avec les Strokes mais je pourrais aussi vous raconter cette maladie incurable qui me pousse plusieurs fois par semaine dans le magasin de disques de ma ville à la recherche de nouveaux disques, de nouveaux groupes…
Donc j’aurais plein de trucs à dire. Mais à l’instant, j’ai une seule question : est-ce que ça se dit avec des mots tout ça ? Parler musique, qu’est-ce que ça veut dire ? On trouve des mots plus ou moins justes pour parler d’une chanson mais comment ça pourrait faire le poids face à l’écoute d’un morceau ? Parler musique, c’est pas un peu vain ?
06 janvier 2006
Il n’y a pas que les Strokes dans la vie
C’était mercredi soir, c’était Lenoir. C’est Lenoir, d’ailleurs, émission à écouter du lundi au jeudi soir, sur France Inter, si, par miracle, vous vous trouvez l’oreille collée au poste de radio le soir de 21h à 22h. Enfin, bref.
Mercredi soir, donc, j’avais l’oreille collée à ma radio, les yeux collés à mes révisions d’exams, le cerveau collé quelque part entre les deux, ou peut-être même ailleurs, et passe une magnifique chanson de la B.O. de 2046 (le film de Wong Kar Wai). Puis vient la voix de Lenoir : ‘Pas très rock’n roll mais il n’y a pas que les Strokes dans la vie…’. Qui aurait pu en douter ?
Alors s’il n’y a pas que les Strokes dans la vie, laissez-moi faire l’éloge d’une autre passion musicale de ma vie : les B.O. En réécoutant cette chanson de 2046, j’ai redécouvert quelque chose d’assez fabuleux, le pouvoir des musiques de film. Ça paraît tout con mais c’est vrai. La B.O. de 2046, je l’ai achetée il y a un bout de temps, parce que j’aimais la pochette. Ça paraît aussi très con, mais ça m’arrive. Il y avait avec le disque un livret de photographies du film. Le film, je ne l’ai toujours pas vu. Mais à partir de quelques photos et de la musique – qui va d’un Sway, de Dean Martin, à un extrait de la B.O. de Vivement Dimanche (de Truffaut), en passant par un morceau d’opéra, des bruits de rue et la Christmas Song, de Nat King Cole – le cerveau humain arrive à produire son propre film et ça, je trouve ça terrible. Je ne dis pas de ne plus aller au cinéma et de n’acheter que les B.O. – loin de moi cette idée ! 2046 est certainement un film sublime, tout comme l’était In The Mood For Love, dont, d’ailleurs, la B.O. m’enchante tout autant… je crois que je m’égare. Alors… je disais quoi ?
Peu importe. Mettez-vous un disque. Faites-vous un film.
01 janvier 2006
Juicebox : le clip censuré
Ça vous arrive peut-être de regarder les chaînes musicales, ou en tout cas MTV Pulse, la seule chaîne musicale potable selon moi… Vous êtes peut-être déjà tombé sur le clip de la nouvelle chanson des Strokes, Juicebox. Un clip enchaînant les scènes du type : un mec tourne un film de lesbiennes sur le toit d’un immeuble, un couple baisant dans un taxi, deux mecs le faisant dans des toilettes publiques et un animateur radio – le fil rouge du clip étant les Strokes qui jouent dans ce studio de radio – qui se branle devant un film où une vieille s’excite en nettoyant son plancher devant son chien (un dalmatien, si ça vous intéresse). Tout ça pour dire quoi ? En fait, je n’ai pas franchement compris la signification de cette chanson, et donc non plus son rapport au clip mais comme je ne comprends jamais rien, on ne peut pas me tenir pour référence. Et puis là n’est pas le problème.
En effet, si vous êtes déjà tombés sur ce clip à la télévision, la version que vous avez vue est la version censurée. Lisant un article récemment, je découvrais le réalisateur de ce clip, Michael Palmieri, s’indignant que son clip ait été si sauvagement censuré, allant jusqu’à enlever son nom de cette réalisation tellement la version qu’il a été forcé de fournir à MTV était dénuée de sens, suite à toutes les coupures. Et puis, bien sûr, il a mis la version non censurée en accès sur son site.
Force est de constater que ‘sauvagement censuré’ n’est pas forcément un euphémisme. La scène des deux mecs dans les toilettes, par exemple, a été terriblement raccourcie, la version censurée ne montrant pas un centimètre carré de peau. J’exagère, évidemment, mais les faits sont là. A la télévision, vous ne verrez jamais non plus l’orgasme de la vieille… je ne dis pas que c’est une grosse perte, mais, sérieux, ça se fait pas de massacrer un clip comme ça ! Etrangement, la scène des lesbiennes n’a presque pas été touchée… On se demande ce que les censeurs ont dans la tête.